Action de Promojeunes 49 CHRS

Atelier et Accompagnement de populations en grande exclusion


Finalité du projet

 


Cette action se situe en amont des autres actions du PDD. Le travail en partenariat va nous permettre de préparer l’entrée de la population dans les autres dispositifs.

L’expérimentation de ces supports nouveaux ne s’intègre pas pour l’instant dans les dispositifs traditionnels. Nous espérons que les bilans partagés contribueront à la reconnaissance de pédagogies nouvelles centrées d’abord sur la personne, sur la rupture de son isolement. Cette action devrait enrichir les dispositifs de lutte contre l’exclusion, de par sa spécificité. En effet cette action se veut un tremplin vers d’autres structures plus spécialisées et mieux adaptés, et se différencie ainsi du suivi tel qu’il est pratiqué actuellement.

Devant la situation particulière de ces deux publics, le présent projet a pour finalité de les aider à utiliser au mieux leur temps et à le baliser à travers la participation à divers ateliers. De plus, nous pensons tout simplement que la mise en place de ce projet devrait apporter un mieux être à ces personnes en atténuant leur angoisse.


Objectifs

 

Afin de tendre vers ces finalités, voici les objectifs retenus pour ce projet :

1) Les demandeurs d’asile :

Mettre en place une activité régulière
La mise en place régulière des ateliers devrait permettre aux personnes de trouver des repères dans le temps. De même, la planification des activités leur permettra de se projeter.

Créer un espace de convivialité
La convivialité lors de ces ateliers nous semble un objectif prioritaire. Elle devra permettre aux personnes de passer un moment agréable, de participer à leur mieux-être en réduisant leur souffrance psychologique.

Etre un lieu d’écoute
Les demandeurs d’asile vivent une situation très difficile psychologiquement. Aussi grâce à ces ateliers, nous espérons offrir un lieu où pourront s’exprimer et se verbaliser leurs souffrances. Des outils de médiation pourront peut-être être utilisés (expositions, écriture, photos etc…).

Favoriser la connaissance de la langue française
La connaissance de la langue française est le facteur premier de l’intégration des demandeurs d’asile. C’est pourquoi, nous proposons des ateliers dans lesquels la langue française devra être le moyen d’expression prioritaire.

Accès à l’information sur leur pays d’origine
L’éloignement géographique des demandeurs d’asile est accentué par un déficit d’information concernant leur pays d’origine. Avec l’outil informatique et notamment l’utilisation de l’Internet, nous proposons aux personnes de s’informer et d’échanger avec des personnes de leur pays. Les informations pourront ensuite être échangées avec les autres demandeurs d’asile.

Favoriser la connaissance de leur environnement
Les ateliers mis en place devront permettre aux personnes de mieux connaître leur environnement et les services (commerces, administrations, etc…) proches de leur quartier.

Développer une participation contributive
Il nous semble important que les personnes participantes à ces ateliers puissent se sentir utiles vis à vis des autres. Ces ateliers devront avoir comme objectif de permettre aux personnes de contribuer au bon fonctionnement de ces ateliers en échangeant leurs savoirs et leurs compétences

2) Personnes de plus de 26 ans non bénéficiaires du RMI

Mettre en place des activités diverses, régulières et adaptées afin d’enclencher une dynamique.
Favoriser l’échange, la convivialité, la rencontre avec d’autres et être un lieu d’écoute collectif et/ou individuel.
Favoriser la découverte des structures et des services extérieurs.
Favoriser la connaissance de soi et le développement personnel.
Multiplier les expérimentations pour trouver des points d’accroche.


Public concerné

 

Les demandeurs d’asile hébergés par Promo Jeunes 49

Les demandeurs d’asile, hébergés par l’association Promo jeunes 49, sont en attente d’entrer en CADA ou d’une réponse de l’OFPRA concernant leur demande de statut de réfugié.
Les demandeurs d’asile sont accueillis provisoirement sans pouvoir exercer un travail en tant que salarié.
Ils sont par ailleurs confrontés à des difficultés situées à plusieurs niveaux de leur vie quotidienne et animés de sentiments négatifs. Lors de visites à domicile, ils ont pu en parler, de même que les travailleurs sociaux ont pu le constater

Les personnes de plus de 26 ans non bénéficiaires du RMI

Personnes isolées ou ayant peu de liens avec l’extérieur (structures de leur quartier, famille et amis) et en difficulté pour aller vers les autres.
Personnes sans activité : trop âgées, en difficulté pour accéder au monde du travail ou en incapacité reconnue.
Personnes fragiles et en souffrance présentant des problèmes de santé surtout d’ordre psychologique (dépression) ou des problèmes d’addiction.
Personnes pouvant avoir un niveau scolaire faible et des difficultés dans l’expression orale et écrite.
Personnes ayant pratiqué peu d’activités et n’ayant pu développer des centres d’intérêts.
Personnes ayant eu ou ayant maille à partir avec la justice (suivies, condamnation).
Personnes aux ressources faibles et en difficulté de gestion.


Délai

 

Expérimentation jusqu’en avril 2004


Méthodologie

 

Chaque personne émerge en arrivant. L’assiduité aux ateliers a pu être ainsi évaluée. Pour les demandeurs d’asile, sur 35 personnes inscrits lors de la première réunion:
- des nouvelles inscriptions par la suite
- 8 ont quitté les logements
- 3 à 4 demandeurs d’asile présents à chaque atelier- 8 inscrits au pique-nique organisé en juin
- 8 demandeurs d’asile présent régulièrement
Voir pour le public des + 26 ans

Le planning est envoyé chaque fin de mois pour le mois suivant aux personnes inscrites. Une navette permet d’aller et de ramener les personnes à l’arrêt de bus le proche du site des ateliers aux heures indiquées sur le planning. Malgré cela, certaines personnes ne viennent pas soit par oubli (les ateliers ne sont pas des jours fixes), soit parce qu’ils ont des rendez-vous ailleurs. Elles ne nous téléphonent pas. Elles ne le disent pas non plus à leur colocataire présent sur le même atelier.

Les ateliers durent environ 2 heures. Au début de l’atelier, l’animateur explique le contenu de l’atelier, le déroulement. Une pause avec un temps de convivialité est prévue au milieu de l’atelier. Les personnes expriment ce qu’elles souhaitent faire sur l’atelier informatique : Internet, jeux, power point… Sur l’atelier échange et expression, les personnes sont plus dans l’attente de propositions surtout les personnes réservées. Lors des ateliers, les personnes s’aident entre eux.

Avant de repartir, un bilan est fait, les personnes peuvent émettre des souhaits pour les prochains ateliers (sujets à aborder, exercice à faire …).


Difficultés

 

Au début, nous avons fait des groupes hétérogènes parce qu’il nous semblait plus positif de mixer les niveaux de français surtout pour les demandeurs d’asile. Au bout d’un mois, un bilan a été fait où apparaissait un souhait de certaines personnes d’intégrer un groupe d’un même niveau.
Les ateliers d’échange et d’expression étaient basés sur des exercices et sur un thème de discussion. Certaines personnes avaient du mal à s’exprimer soit par timidité, soit pour le non-intérêtt au sujet. Cela a pu remédier par la mise en place de nouveaux outils : jeux de rôle, communication à partir de photos.

Des difficultés ont pu être repérées sur les ateliers

non-respect des horaires : les personnes accueillies sont pour certaines loin de l’emploi, les demandeurs d’asile n’ont pas la même culture que nous.
une participation irrégulière aux ateliers : les ateliers sont trop espacés ; certaines personnes n’ont plus la notion du temps, elles vivent au temps présent ; elles ont d’autres problèmes en-tête et ne sont pas disponibles pour une autre activité.

 

Etat et avancement du projet
 
Afin d’évaluer l’optimisation des parcours d’insertion et notamment celui de l’insertion professionnelle, nous avons choisi 15 personnes dont 8 demandeurs d’asile, ceux qui sont venus le plus souvent durant le 1ère période, et 7 personnes de plus de 26 ans non bénéficiaires du RMI. Une évaluation sera faite sur
le public « Quelle image la personne a d’elle ? »
le groupe « Quel comportement la personne a dans le groupe ? »
les pré-requis professionnels Les ateliers, l’organisation, le déroulement… sont les mêmes.


Valeur ajoutée

 

Utiliser des ateliers pour permettre à chaque personne d’avoir une utilité sociale, une reconnaissance, une place dans un groupe, point de départ pour une insertion sociale et professionnelle.